Episode 14 : Des vacances chargées
Voilà maintenant 2 mois et demi que je n’ai pas eu de vacances, il va falloir que je me rattrape. Un programme chargé s’annonce pour ces 2 semaines. Bien entendu, je ne fais pas la route seule, je serai accompagnée de Mathilde (pas ma hostmum, mais la française avec qui je suis déjà partie en Tasmanie en janvier dernier).
L’Outback et la terre rouge, le nord et le soleil présent 365j/365, la grande barrière de corail et ses eaux turquoises… voilà ce que je vais tester pour vous durant 15 jours.
Etape 1 : le Red Centre
Mathilde étant à Melbourne, nous avons prévu de nous rejoindre à Alice Springs. De mon côté, il est 4h du matin quand je quitte l’appartement pour attendre la navette. Et oui, pour une fois je préfère débourser quelques dollars, plutôt que de dormir sur un banc (la saison étant devenue plus fraîche). Me voilà donc à présent dans l’avion en train de finir ma nuit. Il est 9h20 quand nous atterrissons. A peine sortie et voilà déjà que les mouches me collent au visage. Je savais que j’aurai dû investir dans un filet de protection. Près de 3h plus tard, Mathilde atterrie à son tour. Nous pouvons alors récupérer la voiture que nous avons louée. Après quelques explications et calculs savants, nous réalisons que la location risque de nous coûter bien plus chère que prévu (notamment à cause des km limités). Peut-être est-il encore temps de réserver un tour organisé ? Quelques appels plus tard, aucun tour n’a de place disponible et nous sommes donc contraintes de rester sur notre premier choix. Nous quittons l’aéroport bien décidées à profiter de nos 4 jours dans le Red Centre. Avant de s’aventurer sur les routes, un arrêt en ville pour faire quelques courses s’impose. Nous sommes tout de suite marquées par la présence aborigène. Ceux-ci errent comme des âmes en peine dans les rues, certains sont assis à l’ombre d’un arbre, d’autres à un arrêt de bus, et plusieurs titubent à cause de l’alcool. Pas vraiment ce qu’on peut s’imaginer en lisant les guides touristiques. Nous décidons également de nous arrêter dans une agence pour réserver un tour pour notre prochaine étape à Darwin afin d’éviter de nous faire arnaquer de nouveau avec la location d’une voiture. Ces derniers détails réglés nous pouvons enfin rejoindre Uluru. La route est longue (près de 600km) et les stations essences rares, c’est donc à la limite de la panne que nous arrivons au coucher du soleil à Uluru/Ayers rock. Le changement des couleurs dans le ciel est vraiment sublime mais le rocher en lui-même n’a rien d’impressionnant. Le spectacle terminé, nous ressortons du parc et c’est sur un parking de Yulara que nous passerons notre première nuit dans la voiture.
Dimanche 14 avril. La nuit n’a pas été la meilleure de toutes mais j’ai pu dormir un peu et je suis en forme pour une nouvelle journée. Nous rejoignons donc Uluru à 6h45 pour admirer le lever du soleil. Encore une fois une foule de touristes s’est emparée des lieux, les chinois en tête. Nous enchaînons ensuite sur la base walk, la marche autour du rocher. En arrivant nous constatons alors, malgré que l’ascension d’Uluru soit interdite, plusieurs personnes tentent le coup. Même si cela semble « tentant », nous ne le ferons pas. Le tour du rocher nous suffit. Vers 10h, nous reprenons la route pour rejoindre cette fois Kata Tjuta et entreprendre la marche de Valley of the Winds. Il est environ 11h quand nous démarrons est le soleil cogne déjà très fort. Mais les paysages que nous découvrons alors sont simplement magnifiques, certains me rappellent d’ailleurs des scènes du Roi Lion (quelqu’un me dira la même chose plus tard). Nous profitons d’un coin d’ombre dans un canyon pour reprendre des forces avec notre sandwich à 30 centimes. De plus, nous ne croisons pas grand monde sur le chemin, sans doute car il est conseillé de finir les marches avant 10h du matin pour éviter le soleil. Mais nous n’avons pas beaucoup de temps et nous remplissons donc nos journées au Red Centre. Heureusement, sur le chemin il y a des citernes afin de remplir les gourdes sinon c’est juste impossible. C’est finalement en 2h45 (au lieu des 4h annoncées) que nous bouclerons The Valley of the Winds. Et la journée n’est pas finie ! Nous faisons également un détour au Walpa Gorge, mais après the Valley of the Winds rien ne peut rivaliser. Nous traînons à l’ombre des gorges pour récupérer de cette journée intense. En fin de journée, nous rejoignons le lookout pour admirer le coucher du soleil. Notre place sur le parking de Yulara nous attend à nouveau pour y passer la nuit.
Réveil au top en ce troisième jour. Nous avons échangées les places pour dormir dans la voiture avec Mathilde. J’ai dormi à l’avant et elle à l’arrière et apparemment cela nous convient mieux à toutes les 2. Bon ce n’est pas non plus l’hôtel 4*. Aujourd’hui nous devons reprendre la route pour aller à King’s Canyon, à 500km d’Uluru. Avant de partir, nous essayons de revendre les pass pour le parc, mais nous ne trouvons malheureusement pas d’acquéreur. Tant pis, ne perdons pas plus de temps et en route. Près de 40 km plus loin et… « Putain mes chaussures ! ». D’un coup, d’un seul, je pense à mes chaussures de rando que Mathilde a sortie de la voiture hier soir car ca sentait trop ! Elle les a mis sous la voiture et du coup je ne les ai pas vues ce matin en rangeant les affaires et je n’ai donc pas pensé à les reprendre. « Putaiiiiiiiiiiiiinn ! ». Arrêtées sur le bord de la route, nous réfléchissons. « Bon mes quechuas à 36€ je m’en moque un peu mais je ne pense pas qu’il y ait un magasin de chaussures à Kings Canyon, et ce n’est même pas envisageable de faire la rando en tong… et si on y va mais qu’elles n’y sont plus ? Ca m’étonnerait, qui volerait des chaussures crasseuses… » Nous qui comptons le nombre de kilomètres pour éviter de faire exploser le budget, ca ne nous arrange pas. Mais pas le choix, nous devons faire demi-tour. Nous arrivons donc au point de départ, avec mes chaussures attendant gentiment sur notre place de parking. Bon cette petite erreur, nous permet finalement de revendre nos pass (40$ au lieu de 50$ en caisse). Nous pouvons désormais repartir sur la route pour de bon. Avant d’arriver à Kings canyon, nous nous arrêtons au lookout du mont Corner et du désert de sel, nous croisons également des vaches et des chevaux sauvages qui traversent tranquillement. Lancé à 130km/h sur la route, c’est quand mieux d’avoir un bon œil pour éviter un freinage trop brusque. Bref, nous arrivons sur les coups de midi à Kings Canyon et la chaleur est étouffante et les mouches encore bien présentes. Un rapide sandwich au thon histoire de remplir l’estomac (qui en fait n’est pas rempli du tout), et nous entamons la marche. Nous sommes directement confrontées à un escalier assez abrupt qui m’oblige à reprendre mon souffle toutes les 3 minutes. Avec le peu qu’on mange depuis 3 jours et la chaleur, la Kings canyon rim walk s’annonce dure. Une fois atteint le sommet du canyon, la marche est plus tranquille et la vue spectaculaire. Mais pas de citerne d’eau en chemin pour recharger les gourdes, nous arrivons donc un peu assoiffées à l’arrivée. Il est déjà l’heure de rentrer sur Alice Springs. Au départ nous voulions aller jusqu’aux Devil’s Marble, mais trop de kilomètres et pas assez de temps. La nuit tombe vite et la fatigue aussi, nous nous arrêtons donc sur une aire de repos pour passer notre dernière soirée dans le Red Centre.
Mardi 16 avril, nous finissons les derniers 100km de route jusqu’à Alice Springs. Nous faisons un détour à la bibliothèque pour régler quelques détails administratifs via internet, puis allons faire un tour au supermarché pour nous faire un petit plaisir et s’acheter des gâteaux et ainsi reprendre des forces. Vers 15h, nous arrivons à l’aéroport et rendons la voiture. Le vol est à 17h et nous avons alors 2h pour analyser la facture de la voiture qui s’annonce plus élevée que prévue : quand j’ai réservé sur internet, le total était de 175$, nous en avons finalement eu pour près de 450$ chacune… Bref, on s’en remettra. Dans l’avion, je me retrouve à côté d’un type qui me parle de psychologie et de médecine pendant 2h, un sujet tellement passionnant, surtout quand tu as qu’une envie c’est de te reposer. Mais la bonne surprise c’est qu’avec Quantas, on nous sert le repas durant le vol. 2h plus tard et nous voilà arrivées à l’aéroport de Darwin où notre navette nous attend pour nous conduire à un backpack (un vrai matelas pour ce soir). Nous sommes tout de suite surpise par la chaleur étouffante à la sortie de l’aéroport climatisé. Un vrai sauna ! Heureusement, notre backpack a la clim et après une bonne douche revigorante, nous nous endormons sans tarder.
Etape 2 : Darwin
Nous voilà donc arrivées à Darwin, une des villes les plus au nord du continent. Le backpack n’est pas des plus luxueux mais pour passer la nuit ca fera l’affaire. Après une bonne nuit de sommeil (tout est relatif), nous sommes donc prêtes à visiter la ville et profiter de notre journée de libre. Mais à peine mis le pied en dehors de notre chambre climatisée et la chaleur s’abat sur nous. Le thermomètre affiche 35° pour aujourd’hui mais apparemment c’est un jour « frais ». Impossible donc de visiter la ville, surtout avec nos sacs à dos. De toute façon pas grand-chose à voir à Darwin : une rue principale bordée de backpacks et de restaurants et une plage déconseillée à cause des crocodiles. Nous optons donc pour nous refugier à la bibliothèque pour fuir la chaleur. J’en profite pour poster une annonce sur couchsurfing, car nous ne savons pas où dormir ce soir, nous aimerions économiser une nuit de backpack. En fin de journée, pas de réponse, nous nous préparons donc psychologiquement à dormir dehors. Mais, quoiqu’il en soit, il faut bien manger, et nous nous tapons l’incruste dans un backpack pas trop mal pour utiliser leur cuisine. Puis vient le temps de trouver où nous allons dormir. Je reprends la méthode adoptée il y a quelques mois à Hong-Kong : accrocher une note à mon sac-à-dos « looking for a couch for tonight ». Et ca marche ! Un groupe de mecs nous invite chez eux. Une coloc de 8 irlandais, plutôt sympa mais avec un accent atroce. Bon il se trouve que les irlandais sont un peu alcooliques sur les bords et enchaînent bière sur bière, tandis que Mathilde et moi voulons juste aller nous coucher. « Si on était sur un banc on serait déjà endormies depuis longtemps ! ».
Finalement, la nuit n’a pas été si mal, mais nous partons tôt afin de rejoindre le groupe pour le départ du tour organisé. Nous sommes donc 9 pour découvrir le parc national de Kakadu pendant 2 jours : 1 français, 1 polonaise, 1 allemande, Dan le guide et sa copine tchèque. Notre premier arrêt se fait à la « croc cruise » (entendez la croisière aux crocodiles). La première bonne surprise c’est qu’un petit déjeuner nous attend. Mathilde et moi qui mangeons des corn flakes premier prix depuis 5 jours sommes plutôt ravies et nous jetons sur le buffet. Rien de tel qu’un bon sandwich au beurre de cacahuète pour colmater un estomac vide. Nous en oublions vite ce pour quoi nous sommes initialement venues. Mais finalement la croc cruise est repoussée au lendemain. Cependant, une autre activité est proposée… « Oh p*t*** de sa m*re !! » Je tombe nez-à-nez avec un mec qui se balade avec un serpent en guise d’écharpe. « Faut que je me casse d’ici vite fait ! ». Les gens se passent le serpent et tapent la pose pour les photos, apparemment ils ne sont pas stresser. Mais la Caro aime les défis, « allez je me lance ! Oh lala c’est plus dur que ce que je croyais…» Une petite caresse pour commencer. Gentil minou, gentil ! Bon vas-y je suis prête, pose moi la bête que je fasse la photo et que je me barre. « Aaah mon dieu, mais il bouge, il va m’étrangler » Ma respiration est profonde, et je peux sentir mon cœur taper si fort. « C’est bon la photo est dans la boîte, bye ! Ah, mais non, il y a un autre serpent, d’une autre couleur et plus gros. Il va être jaloux si je ne prends pas de photos avec lui. Bon aller Caro, tu l’as fait une fois, tu peux le refaire ! » C’est donc reparti pour un tour ! Cette fois je détache mes cheveux car je ne veux pas sentir sa peau contre ma nuque. Mais Monsieur est plus actif que son collègue et il glisse sur mes épaules, s’enroule autour de mes bras… « PUTAIN ! Virez-moi ca tout de suite !! » « Attends, encore quelques photos » me dit la tchèque « regarde-le dans les yeux ». Impossible, j’ai l’impression qu’il va me sauter au visage. Quelques photos plus tard, et Cat reprend son joujou, qui semble m’apprécier puisqu’il s’est gentiment enroulé autour de mon poignet et ne veut pas me laisser partir. L’infarctus était proche… Il est l’heure maintenant de reprendre le volant et je ne peux m’empêcher de penser à ce « truc de ouf » que je viens de faire. Pour certains cela peut paraître un rien, mais je suis fière de moi et encore toute tremblante. Nous continuons donc notre chemin et nous arrêtons près des étangs où Dan nous présente toutes sortes d’oiseaux. Ce mec n’est pas qu’un belle gueule (petit air de Enrique Iglesias), c’est aussi une encyclopédie sur la nature. Et là je réalise que si nous étions venues seules avec Mathilde, par nos propres moyens, nous n’aurions pas appris tant de choses (notamment qu’un oiseau porte le nom de Jesus bird car il est si léger qu’il marche sur l’eau). Il est déjà l’heure du pique-nique, puis nous enchaînons avec Gubara pour une petite baignade. Une marche de 30 minutes sous un soleil de plomb est nécessaire avant de pouvoir nous rafraichir. « Mouais, bon c’est pas magnifique mais ca fera l’affaire ! » Quelques minutes plus tard, le reste du groupe nous rejoint et Dan nous fait remarquer que ce n’est pas le bon coin pour la baignade. Nous reprenons donc nos affaires et suivons le guide. Quelques mètres plus loin et cette fois nous pouvons nous relaxer. Le cadre est déjà un peu plus sympa. Nous repartons ensuite pour un dernier point de vue à Nourlangie. Impression de paysage lunaire, mais la vue n’est pas vraiment exceptionnelle comme j’ai pu le voir sur certaines photos. Le problème c’est que nous ne sommes pas dans la bonne saison pour visiter le parc nous explique Dan, et certaines pistes sont fermées. Nous ne verrons donc pas les Jim Jim falls ou les Yellow water. « Ca aurait été bien de le savoir avant de vous lâcher 350$ ! » Fin de journée et nous arrivons au camping. Camping de luxe, avec bar, piscine et douche chaude. Sans parler du festin qu’on va se taper ce soir : steaks de kangourou, saucisses de buffalo. Yummie ! Puis, vient un moment où je dois m’absenter pour aller aux toilettes, et là je tombe nez-à-nez avec un dingo. Ca fait pas rire, surtout quand je repense aux conseils que l’on nous disait sur Fraser Island face à cette situation : rester les bras le long du corps, pas de gestes brusques, prenez un bâton si vous vous aventurez aux toilettes… Heureusement ce dingo est un bon toutou et file en courant. Mais le petit malin a senti qu’il y avait à manger dans le coin et revient donc avec des copains dans la nuit. A la lumière de la lune, je peux alors distinguer 3 dingos à 2 mètres de ma tente (juste une moustiquaire en fait). Les petits coquins tentent de renverser une poubelle et mes « pssscht pssscht » ne semblent pas les perturber. Je ne leur fais pas bien peur et je préfère m’arrêter avant qu’ils ne se décident à attaquer la tente. De toute façon je n’arrivais déjà pas à fermer l’œil à cause de la chaleur. C’est finalement vers 4h du matin que la fraîcheur tombe et que je peux enfin arrêter de suer.
Deuxième jour à Kakadu. Dan nous emmène au centre d’info, histoire de tuer le temps, car nous réalisons alors qu’il n’y a vraiment pas grand-chose d’accessible à cette saison. Poursuivons à Ubirr où se trouvent des peintures rupestres aborigènes très bien conservées. Dan nous raconte des histoires très intéressantes (ce n’est pas ironique cette fois). Nous finissons le tour avec la très attendue croc cruise, afin de voir des crocos sauteur, mieux que le cirque ! à 18h, nous sommes de retour à Darwin, et reprenons une chambre à Elke’s backpack (trop la flemme de faire à nouveau la manche pour un bout de moquette). Nous partageons cette fois la chambre avec 2 allemandes ou plutôt devrai-je dire 2 connasses. Mathilde et moi sommes assez crevées après ces 2 jours et décidons de nous coucher tôt. A 20h, lumière éteinte, les filles sont elles-aussi allongées dans leur lit. Mais 1h plus tard elles se lèvent et allument la lumière, et vas-y que je parle fort, et vas-y que je mets la musique et que je claque la porte sans retenue. En clair, elles se foutent de ma gueule. Bon je prends sur moi, je ne dis rien, après tout il est encore tôt. « C’est bon elles sont parties, on peut se rendormir Mathilde ! ». Ou pas ! 23h, l’une des filles déboule dans la chambre et allume la lumière. C’en est trop. « Non mais tu te fous de moi ? On est en train de dormir, on a eu une longue journée » « Oh sorry ! » qu’elle me sort cette blonde. Mais apparemment elles sont bien décidées à nous faire chier. Les portes claquent et reclaquent. « Quand est-ce qu’elles vont enfin se barrer bordel ?! P’tin demain matin, à 6h, je leur fais le même coup ! ». 4h du mat’, les 2 ladies rentrent de soirée, j’ouvre un œil, aperçoit un mec dans la chambre « ne me dites pas qu’elle va se le taper là ?! Ah non, c’est bon, il ressort. Bon aller Caro, rendors toi, tu te lèves dans 2h. »
Quelques heures plus tard, c’est l’heure de se lever. Bon ces connasses d’allemandes, elles vont voir ce qu’elles vont voir… Bon en fait, non, je n’ose pas allumer la lumière, et j’enlève mes draps à la lumière de mon portable. Je suis vraiment trop sympa comme fille. Je tente tout de même un léger claquement de porte pour me venger. La navette du tout nous récupère et nous sommes en route pour Litchfield. Pour ce tout qui se déroule sur une seule journée, nous sommes une quinzaine, un peu moins convivial que le tour précédent. Nous commençons la journée avec à nouveau la croc cruise (nous savions en nous inscrivant que nous la ferions 2 fois). Par contre la photo avec les serpents, une fois me suffit. Les crocos ne sont pas très en forme aujourd’hui et ne sautent pas bien haut… Nous entrons à présent au cœur du parc, avec un premier arrêt à Tomer Falls, juste le temps de prendre quelques photos, pas de rando au programme. Puis un second arrêt devant les termitières géantes, sans grand intérêt. La deuxième partie de journée est un peu plus intéressantes. Après un rapide pique-nique mais toujours aussi rassasiant, nous descendons aux Florence falls pour une baignade, puis à Buley Rockhole pour une petite séance jacuzzi. Quand soudain, « hey Caro ! ». Quelle est cette voix masculine qui m’appelle. Je me retourne et aperçoit Charly, la français qui m’a loué sa voiture en janvier dernier. « Ba ca alors le monde est petit ! ». Déjà la fin de journée et nous devons rentrer en ville. Nous avons prévu de passer la nuit à l’aéroport pour éviter des dépenses excessives en backpack. Mais avant de nous rendre à l’aéroport, nous squattons le même backpack qu’il y a 2 jours pour utiliser leur cuisine. Mathilde rencontre alors une fille qui était au lycée avec elle (« le monde est petit » bis) et moi je sympathise avec le sexy finlandais qui était dans le tour avec nous cette après-midi. Après avoir repoussé la navette d’une heure dans l’intention de pécho le finlandais, il est maintenant l’heure de quitter Darwin.
Croc cruise part 2
Etape 3 : Cairns
Nuit au top à l’aéroport de Darwin, une banquette chacune pour passer la nuit et nous nous réveillons en forme. C’est reparti pour un petit tour en avion et nous voilà arrivées pour notre dernière étape à Cairns. Cette fois, nous avons bien l’intention de louer une voiture, car les kilomètres sont illimités, pas de dépenses excessives à l’horizon… Sauf que, l’employé de l’agence nous apprend que « non les kilomètres ne sont pas illimités, sans doute une erreur du site ». Regards dépités entre Mathilde et moi. Finalement après quelques négociations, le type nous obtient les kilomètres illimités et même une réduction sur le prix de départ. Nous nous en tirons très bien pour une fois, ce qui nous aide à faire passer la pilule du Red Centre. Nous ne perdons pas plus de temps et prenons la route pour le nord de Cairns. Les distances sont moins grandes que celles du Red Centre et la vue sur les plages et la mer turquoise nous fait rêver. De plus, le cadre est vraiment dépaysant dû au climat tropical, qui permet de traverser les champs de bananes et de cannes à sucre, et pourtant nous ne sommes pas en Guadeloupe mais en Australie. Ainsi, moins de 2h plus tard nous rejoignons les Mossman gorge. Quelques kilomètres de marche et nous arrivons au bord de l’eau… trop froide à notre goût, nous ne trempons que nos orteils avant de repartir sur la route. Prochaine destination, Cape Tribulation et la Daintree forest. Pour cela nous devons prendre un ferry, seul moyen d’y accéder. Le village de Cape Tribulation est minuscule, on y vient surtout pour la forêt tropicale et la plage. Premier aperçu à Alexandra Range lookout, puis nous entreprenons les marches de Jindalba et de Dubuji. C’est sympa mais nous sommes en plein cœur de la forêt et mise à part des arbres nous ne voyons pas grand-chose. A la fin de la seconde marche, nous arrivons sur une plage et trouvons un tas de noix de coco. Mathilde, intrigué par ce fruit qu’elle n’a jamais vu (à part dans un bounty) tente alors d’en ouvrir une. Après 15 minutes d’efforts acharnés, il semblerait que la noix de coco soit « périmée ». Mais bien décidée à manger une noix de coco façon Koh-Lanta, j’en garde une pour le prochain repas. Notre visite se poursuit à Cape Tribulation beach, mais les nuages nous empêchent de voir ce paysage sous son meilleur jour. A présent, le soleil va bientôt se coucher et une chose nous reste à voir, quelque chose que je veux absolument voir : « the blue hole ». il y a à peu près 1 an, une personne en particulier m’a donné envie de visiter l’Australie. Grâce à ses photos de sublimes paysages, je pouvais déjà très bien m’imaginer au milieu du décor. Et il y a eu cette photo qui m’a vraiment attiré, celle du « blue hole ». Aujourd’hui c’est donc à mon tour de prendre la pause dans ce cadre merveilleux. « Tu verras Mathilde, c’est magnifique, je n’ai jamais vu une eau turquoise comme ca ! » mais sur la carte qu’on a entre les mains, pas de « blue hole » de mentionner… Etrange ! Après avoir fait rêver Mathilde, nous voilà donc parties à la recherche du lieu. Nous demandons donc à une fille à l’épicerie du coin où se trouve le « blue hole ». « C’est fermé ! » me répond-elle. « Ah bon ! Mais comment ca ? On ne peut pas y aller ? » « Non le sentier est fermé ! ». Une grosse déception s’abat alors sur moi. Je voulais tant voir cet endroit. Mais Mathilde me réconforte aussitôt, « attends, ce n’est pas parce que c’est fermé qu’on ne peut pas y aller, on ne veut pas se baigner, juste prendre une photo souvenir ! ». « Pas faux ! Allons donc demander à quelqu’un d’autre ! ». Nous en profitons donc pour nous arrêter au camping et se renseigner pour y passer la nuit. Non seulement la nuit est à 15$ par personne (juste pour garer sa voiture sur un endroit autorisé) et en plus le type change totalement d’attitude quand on lui demande où se trouve le «blue hole ». « Qui vous a parlé de ca ? Vous ne pouvez pas y aller, c’est un endroit sacré ! ». Le jeune homme, visiblement contrarié que des étrangers connaissent le secret de Cape Tribulation, ne lâchera pas le mot, et nous repartons bredouille. Ce qui fait qu’amplifier notre envie de voir ce lieu si mystérieux. Nous ne pouvons nous résoudre à abandonner la quête. Troisième tentative au café du village tenu par un père et sa fille. Ils sont un peu moins agressifs mais nous font bien comprendre qu’ils ne nous diront rien. Tout ce que nous apprendrons est qu’il s’agit d’un lieu sacré des aborigènes et qu’il nous faut une permission pour s’y rendre. Je suis à la fois tellement déçue et énervée. Serait-ce dû au fait que l’on soit des touristes ? Si personne ne veut nous aider, alors nous allons nous débrouiller toutes seules. Sur la route, nous apercevons un couple sortant des bois, encore tout mouillé. « Et s’ils revenaient d’une petite baignade au « blue hole » ? Mathilde se dépêche donc de descendre de la voiture et les rattrape. Visiblement, le jeune homme est particulièrement énervé qu’on vienne fouiner ici et rembarre Mathilde. Nous n’obtiendrons rien de lui. La nuit est maintenant tombée, et il est trop tard pour voir le « blue hole ». Nous repassons tout de même au café, où se trouvent les « swimming holes ». Ceux-là ne sont pas secret défense car leur localisation est indiquée sur la carte. Mais nous avons un petit espoir quand nous découvrons au sol, un morceau de pancarte où est écrit en bleu « hole », comme si quelqu’un avait tenté de dissimuler quelque chose. Ou peut-être seulement le fruit de notre imagination à force de regarder trop de séries (les Experts en Australie). Aller, ca suffit, arrêtons de chercher ce « blue hole » et tentons plutôt de trouver un endroit où dormir cette nuit. Nous retournons à Dubuji pour passer la nuit sur le parking. Au cœur de la forêt, nous entendons alors la diversité de la faune qui nous entoure, ce qui ne me rassure en aucun cas. J’ose à peine ouvrir la fenêtre de la voiture malgré la chaleur, de peur qu’une araignée mutante ou un serpent à 3 têtes ne m’attaque dans mon sommeil. Sans parler de ce couple (serial killer ?) qui attaque les préliminaires sur le capot de la voiture juste derrière nous.
Lundi 22 avril, je me réveille toute entière et à ma grande surprise, sans même une piqure de moustiques. Le ciel est un peu plus clair aujourd’hui et nous décidons donc de retourner à Cape Tribulation beach pour une petite marche matinale. Ce que nous ne regrettons absolument pas car la plage est magnifique, nous nous aventurons dans la mangrove, découvrons des maisons isolées, puis une averse s’abat et aussitôt un arc-en-ciel apparait pour notre plus grand plaisir. Nous avons toujours en tête l’espoir de trouver le « blue hole » et suivons des sentiers qui semblent nous mener quelque part… ou pas ! Comme on dit, sur un malentendu ca peut marcher ! Finalement, nous retournons au « swimming holes » pour voir ce qu’il en est de jour, et nous nous résolvons à abandonner la quête sacrée du graal et à quitter la forêt tropicale de Daintree Cape Tribulation. « Je ne quitterai pas l’Australie sans avoir trouvé ce pu**** de « blue hole » ! En fin de matinée, nous oublions notre déception à Port Douglas, ville magnifique, touristique, un peu comme Cannes ou Nice. Une baignade s’impose afin de nous rafraichir et de nous débarrasser de notre crasse (la chaleur humide du Nord étant une sensation horrible). Pour plus d’efficacité, nous finissons dans une vraie douche et nous sommes ainsi d’attaque pour poursuivre la journée (je vous assure qu’une douche fait toute la différence dans ces moments-là). Une fois le pique-nique passé, nous quittons la côte pour nous aventurer dans l’intérieur des terres, à Atherton Tablelands, réputé notamment pour ses nombreuses chutes d’eau. Mais le temps nous est compté et nous nous limiterons à 3 : Millaa Millaa, Zillie (une descente vertigineuse dans la boue est nécessaire) et Elinja falls. Nous finissons l’expédition au lac Eacham au coucher du soleil. Nous préférons rentrer sur Cairns ce soir pour ne pas avoir à se presser demain matin pour rendre la voiture. Nous arrivons donc en ville à la nuit tombée et comme à notre habitude, squattons un backpack pour cuisiner. Entre 2 bouchées de noodles, j’aperçois un visage connu. Il s’agit d’Arnaud, un français que j’ai rencontré lors d’une soirée à Sydney, et qui plus est, vient de Voiron (le monde est petit n°3). Tandis que je discute avec Arnaud, Mathilde décide de rejoindre la voiture pour dormir. Je la rejoins un peu plus tard, et préfère trouver une autre place pour garer la voiture, à l’abri des regards. Mais à peine ai-je démarré, qu’un type travaillant sur le chantier d’en face m’arrête. « Merde qu’est-ce qu’il me veut celui-là ?! » « Oups, j’ai oublié d’allumer mes feux, merci m’sieur ! ». Au passage, le type s’aperçoit que Mathilde est allongée sur la banquette arrière et vu sa tête, il a du nous prendre pour deux filles bourrées.
Mardi matin, réveil matinal. Nous retournons au backpack pour le petit-déjeuner avant de rendre la voiture. A contrecœur, je dépose la noix de coco ramenée de Cape Tribulation, que nous n’avons même pas gouté. La journée s’annonce dure. Le défi est de rejoindre Airlie Beach en stop, près de 800km. Oui car 130$ l’aller simple en bus, faut pas déconner ! Mais nous risquons gros, pas seulement de nous faire violer, tuer et balancer dans un fossé (pas forcément dans cet ordre), mais également de ne pas arriver à temps pour la croisière sur les Whitsunday Islands que j’ai déjà réservé et payé. Heureusement grâce à mes longues heures devant Pékin Express, je me sens d’attaque. Nous décidons de sortir un peu de la ville afin de trouver une route moins agitée. Un grand axe en direction du sud, comparable à une autoroute française, autant vous dire que vaut mieux ne pas se faire accrocher le bras au passage. Quelques coups de klaxon plus tard, une vingtaine de minutes écoulées et une jeune femme , accompagnée de son bébé, s’arrête et nous propose de nous déposer un peu plus loin, où nous aurons sans doute plus de succès selon elle. Et en effet, ca ne manque pas, 10 minutes à peine et un camionneur s’arrête. Je vais à sa rencontre et il me propose de nous déposer à Townsville, soit la moitié du chemin. C’est avec un grand sourire que je cours récupérer mon sac et Mathilde, « p’tin nickel, il nous dépose à Townsville, en plus c’est trop un beau gosse » ! Effectivement, notre premier chauffeur est un jeune homme de 34 ans plutôt charmant et en plus très intéressant. Il nous parle des autre auto-stoppeurs qu’il a pris, de ses voyages, de sa famille et de sa première femme décédée (un beau gosse de 34 ans, vous parle de sa femme décédée, tu as qu’une envie c’est de le réconforter !). Et il est même bien intentionné puisqu’il nous conseille tout de même de faire attention quand on fait du stop, et surtout ne pas en faire toute seule. 3h plus tard et nous arrivons à Townsville où Lee nous dépose sur un axe stratégique afin de récupérer un autre lift. Nous trouvons notre second chauffeur en 20 minutes. Il est un peu [carrément] moins beau, moins intéressant et a un accent incompréhensible qui limite pas mal la discussion. Mais l’important est qu’il nous dépose à côté d’Airlie Beach, à Proserpine. Nous arrivons ainsi sur les coups de 20h dans cette petite ville et il nous faut alors chercher un endroit où dormir. Mais avant toute chose, un pique-nique bien mérité s’impose. S’ensuit quelques minutes de recherches d’un lit pour la nuit mais pas de backpack dans le coin et les hôtels sont hors-budget. Ce soir mon lit sera donc un banc, quant à Mathilde elle préfère dormir à même le sol. Pékin Express dans la peau il faut croire… Nous nous endormons donc devant le supermarché de Proserpine. La nuit étant fraîche je sors ma couverture de survie qui s’avère vraiment très efficace (bien que très bruyante). C’est ainsi, sur un bout de bois, en pensant à mon lit douillet qui m’attend à Manly, que je tombe de sommeil.
Le lendemain matin, un livreur de journaux s’installe à côté de nous. Un regard à ma montre, il est 5h, bien trop tôt pour se lever, mais pas le choix. Nous avons déjà été réveillées dans la nuit par le camion venu livrer le supermarché. Une palette entière de pain de mie et de beignets se trouve juste à côté de nous mais nous n’avons même pas pensé à en récupérer pour notre petit-dej, du moins il était trop tard quand on y a pensé, le livreur de journaux rodant autour. Ce n’est pas en France qu’on laissera la livraison devant le Carrefour. A 6h du matin, nous prenons donc le bus pour rejoindre Airlie Beach (avec le chauffeur de bus, le plus sympa que j’ai connu). Une demi-heure plus tard, nous sommes donc en bord de plage à admirer le lever du soleil. Après le check-in pour le départ de la croisière, nous traînons dans la ville à faire du lèche-vitrine, puis rejoignons le port à 12h. C’est parti pour 2 jours et demi de relaxation. Fini la galère à faire du stop, à manger des sandwiches sans gouts et à dormir sur des bancs… c’est ainsi que 2h plus tard, nous effectuons notre premier snorkelling (plongée au tuba). Bien entendu, ma gopro n’ayant plus de batterie, je n’ai que mes souvenirs pour vous faire partager ce moment, mais croyez-moi, ce fut la chose la plus géniale que j’ai faite et la plus magnifique que j’ai vu. Imaginez-vous dans un dessin animé Disney (Nemo ou la petite sirène), mieux que dans un aquarium, vous nagez au milieu d’une diversité incroyables de poissons et de coraux, et aux couleurs surprenantes. Le plus impressionnant sans doute étant le maori wrasse, un gros poisson tout bleu, un monstre des mers, qui fait un peu peur à première vue mais qui est très gentil. Une expérience unique, à refaire sans hésiter. D’ailleurs nous avons d’autres plongées demain, et cette fois ma gopro sera chargée ! la soirée sur le bateau se passe bien, même si je trouve que l’ambiance n’est pas géniale (contrairement à Fraser Island ou Kakadu). Mais cela s’explique sans doute par la quantité importante de poufs sur le bateau (je ne parle pas des fauteuils). Il y a même une fille qui a peur des poissons et qui refuse de mettre un orteil dans l’eau. Non mais allo ? Tu fais quoi sur une croisière de snorkelling sur la grande barrière de corail ? A l’eau ? Bref, je sympathise tout de même avec une autre française. La nuit tombée, nous sommes tous réunis devant le spectacle de 3 reef sharks qui chassent à la surface de l’eau, attirés par les lumières du bateau. Un spectacle au top ! Je me couche donc avec des étoiles plein les yeux, une journée riche en émotions.
Premier réveil à bord du Wings. La nuit n’aura pas été suffisamment reposante. Qui aurait imaginé que c’était si bruyant un bateau ? Tout de suite après le petit-déjeuner, nous enfilons les combinaisons et plongeons pour un second snorkelling. Malheureusement le cadre n’est pas aussi joli qu’hier, moins de coraux, moins de poissons, mais il n’empêche que c’est toujours aussi excitant de nager parmi eux et de tenter de les effleurer. Et à mon plus grand plaisir, j’aperçois également une tortue. Après l’effort, le réconfort. Une séance bronzette s’impose à l’avant du bateau, mais vaut mieux ne pas craindre quelques vagues de temps en temps ! Puis en début d’après-midi, nous jetons l’encre pour rejoindre Whitheaven Beach. Une petite marche de 30 minutes avant de découvrir la beauté de cette plage. Rien d’autres à dire qu’un grand « woooww !! » Nous passons donc quelques heures sur cette plage de sable blanc, à faire quelques photos et à nous prélasser au soleil. Quand vient le temps de rejoindre le bateau, nous nous rendons compte que la mer a baissé et que la navette qui vient nous chercher ne peut pas se rapprocher de nous, nous sommes donc contraint de rejoindre celle-ci à pied, pieds-nus sur les coraux c’est douloureux ! Finalement, nous profitons de notre dernière soirée sur le bateau autour d’un excellent repas.
Whiteheaven beach
Vendredi matin, nous effectuons notre dernier snorkelling. Si certains en ont eu assez en 2 jours, moi je suis toujours excitée à l’idée de plonger parmi les poissons. Mais l’eau étant assez fraîche ce matin, je ne m’attarde pas trop. Après ca, il est déjà l’heure de rentrer à Airlie Beach. Nous débarquons à 10h30 et tout le monde commence à se serrer dans les bras, « take care beautiful ». J’ai horreur de ce déballage de sentiments comme si on était les meilleurs amis du monde. Bref, afin d’éviter de faire ma sauvage, je lance quelques accolades. Mais vient le temps également de me séparer de Mathilde, et ca c’est un peu plus triste. En effet, Mathilde continue son aventure sur la côte Est avant de rentrer définitivement en France, quant à moi, je dois retourner à Cairns pour prendre mon avion et rentrer à Sydney. La bonne nouvelle c’est que je n’ai pas à prendre le bus puisque j’ai trouvé un lift lors de cette croisière. Laurie, la française, m’a proposé de m’emmener jusqu’à Cairns. Elle voyage avec Julia, une néerlandaise, et n’ont prévu qu’un arrêt. Nous passons donc l’après-midi sur la route et arrivons à Walaman Falls, un peu avant le coucher du soleil. Pour info, Walaman falls est la plus grande chute d’eau permanente d’Australie (340m de haut). Les filles sont très bien équipées et me font une place dans leur tente. Je pense que j’aurai dormi un peu partout lors de ce séjour : voiture, backpack, chez des inconnus, sur un banc dans la rue, à l’aéroport, un bateau, une tente… Règle d’or : le backpacker doit s’avoir s’adapter.
Avant-dernier réveil des vacances. Nous attaquons bien la journée avec une marche de 30 minutes pour descendre aux pieds de la chute d’eau. Mais autant la descente était facile, autant la remontée est galère. Tandis que Julia trace, Laurie et moi s’arrêtons toutes les 10 minutes pour reprendre notre souffle. J’ai pourtant connu pire comme randonnée. C’est sûrement parce que je ne suis pas du matin. Il est vraiment temps que je rentre à Manly et que je prenne des vrais jours de repos. C’est en début d’après-midi que nous arrivons à Cairns. Nous nous arrêtons au centre d’information pour quelques renseignements et j’en profite donc pour réserver la navette pour l’aéroport le soir même. Suite à ca, nous filons directement au Macdo nous ressourcer et reprendre des forces. Et à ma plus grande joie, un nouveau macflurry est sur le marché : éclat de cookie et caramel. Un vrai délice ! Après ca, c’est sûr j’ai repris des forces. Mais pas question de se relancer dans une grande marche, nous finissons la journée au lagon de Cairns, à nous prélasser au soleil. Puis les filles me disent au revoir et rejoignent leur backpack. De mon côté, je décide de passer le temps dans les rues de Cairns avant de prendre la navette pour l’aéroport. Mais à 20h30 toujours pas de navette ! Ca va que mon vol n’est que demain matin et que je ne suis pas encore trop stressée. Bref, je les appelle et apparemment ils m’avaient oublié. Super service ! 21h : je commence une partie de ma nuit sur une banquette de l’aéroport, comme plusieurs autres jeunes. Mais alors que je dormais à poings fermés, je suis priée de sortir. L’aéroport ferme entre 1h et 3h du matin. Je dois donc finir ma nuit dehors. Couverture de survie de rigueur car la nuit est fraîche.
« Les passagers du vol JS709 à destination de Sydney sont priés de se présenter ». 3h de vol plus tard et j’atterrie sur le tarmac de l’aéroport de Sydney. Nous sommes à un mois et demi de l’hiver et il fait toujours aussi chaud. Manly est toujours envahi par les touristes et je retrouve enfin Mathilde, Enzo et Félix ainsi que mon petit confort. Rien de tel que de savoir qu’une bonne douche chaud et qu’un bon lit douillet vous attend tous les soirs pour vous réconforter ! Ces vacances n’auront pas été de tout repos mais je m’en suis mis plein les yeux.
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