Episode 2: Bienvenue chez les Kiwis
Ah la Nouvelle-Zélande, le pays du Seigneur des Anneaux, des All blacks, de… euh c’est à peu près tout je crois ! Et oui au final on n’entend pas souvent parler de la Nouvelle-Zélande et pourtant il y a tellement de choses à découvrir dans ce pays. Des paysages à couper le souffle, voilà ce qui m’attend. Me voilà ainsi prête à passer une année chez les Kiwis. En effet, les néo-zélandais tiennent ce surnom, non pas du fruit, mais de l’oiseau très rare du même nom qui est l’emblème du pays. Vous saurez donc maintenant que si je vous dis que j’ai rencontré un kiwi, je parle évidemment d’une personne et non d’un fruit ou d’un animal ! Bref, en route pour Kiwiland !
Vendredi 17 Octobre, l’avion vient de se poser sur le tarmac de Queenstown, ville que j’ai choisie pour passer mes premiers mois. Une nouvelle aventure commence, pourtant je n’ai pas d’appréhension, pas de stress, pas de doutes… Toutes ces émotions que j’ai ressenties il y a 2 ans en Australie et qui ont rendu ce voyage encore plus excitant se sont envolées. Jeremy et ses enfants m’attendent à l’aéroport. Il s’agit de la famille dans laquelle je vais vivre et m’occuper des enfants. La maman est décédée il y a 3 ans et Hunter (7ans) et Breanna (9ans) ont besoin de quelqu’un pour les déposer et les récupérer à l’école. J’aurai donc toutes mes journées de libre pour trouver un autre travail. Le deal me paraît plutôt bien.
Une fois arrivée à la maison je fais la connaissance de Rosa, la copine du père, qui vient d’emménager. « Bonjour ». « Bonjour, bienvenue » me répond-t-elle, puis s’adressant à Jérémy « bon je peux avoir un peu d’intimité maintenant ». Wow, c’était une introduction plutôt glaciale. Je sens qu’on ne va pas être copine. Les enfants quant à eux sont très gentils, calmes et polis. Rien à voir avec les petits enfants gâtés australiens dont j’ai eu affaire auparavant. Hunter a un grand besoin d’affection, il est très demandeur de bisous et de câlins, mais cela se comprend, il a perdu sa maman quand il avait 4 ans. Breanna, quant à elle, est plus renfermée. Le seul problème de ces enfants, c’est leur addiction pour l’écran : télé, ordinateur, jeux vidéo, ipad… Ils ne savent rien faire d’autres. Et je suis bien décidée à remédier à cela.
Deux jours plus tard, et j’ai déjà trouvé quelques boulots pour m’occuper durant la journée. Principalement du ménage chez des particuliers. En moins d’une semaine, j’ai déjà un emploi du temps chargé, ce qui est bon signe puisque mon compte en banque va vite se remplir. Mais, pas facile de se déplacer à Queenstown. Si je veux pouvoir accepter d’autres offres de boulot dans les environs, il me faut une voiture. Et voilà, fin octobre, je suis l’heureuse propriétaire d’une subaru wagon (que j’aménagerai plus tard pour partir en road trip).
La vie me réussie à Queenstown. Plusieurs boulots, une voiture, de belles rencontres. J’apprécie énormément ma vie sociale ici, plus que celle que j’avais en Australie. Les gens que je rencontre sont intéressants, pas comme en Australie où beaucoup de français ont à peine 20 ans et sont dans une optique totalement différente de la mienne. Même les lieux pour sortir sont plus agréables ici. Pas de backpackers ivres-morts comme dans tous les bars australiens. Si seulement il pouvait faire plus chaud, ce serait le top. Oui car même si quelques kiwis ont déjà sortis leur tong, short et t-shirts, moi je ne quitte pas mon manteau d’hiver et mes bottes.
Bon, il y a bien quelque chose d’autre qui me chagrine… La petite-amie du père, Rosa, cette sorcière brésilienne qui ne montre aucune once de sympathie envers les enfants. Toujours en train de leur crier dessus, de leur dire quoi faire, sans parler de son problème de vouloir tout contrôler dans la maison. Je vais vous passer les détails mais en 2 mois, Jeremy l’a largué 3 fois, mais à chaque fois ils se rabibochent. Bon, elle ne vit plus à la maison désormais, mais je la croise de temps en temps et elle se permet de me demander de faire mon lit. Elle ira même jusqu’à se faufiler dans ma chambre un soir où je suis absente, pour vérifier si ma chambre est rangée (c’est Breanna qui me le rapportera le lendemain). Alors là c’en est trop. Je dois parler à Jérémy. Je ne peux pas vivre dans une famille où je me sens espionnée. Si je n’ai pas envie de faire mon lit, c’est mon problème. J’en veux également au père car il est lâche, il n’ose rien dire à Rosa et je ne comprends pas ce qui l’attire chez elle. Malgré tout, il est toujours de mon côté et comprend tout à fait que je fais ce que je veux dans ma chambre. A l’heure qu’il est, je crois qu’ils sont séparés, mais rien n’est jamais très sûr dans cette famille. Un peu comme la météo en Nouvelle-Zélande, tellement de changements en une seule journée, une vraie série télé !

