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02 Sep

Episode 16 : Mission "blue hole"

Publié par Caroline

Vous vous rappelez, il y a plus d’un an, lors d’un road trip dans les environs de Cairns avec ma copilote de choc, Mathilde, nous étions partis à la recherche d’un coin secret appelé « the blue hole ». Une source d’eau douce dans la forêt tropicale de Cape Tribulation. Malheureusement nous avions du faire face à un échec cuisant car les locaux n’étaient pas décidés à nous révéler l’emplacement. Bref, tout ca pour dire que cette année j’ai décidé de retourner à Cape Tribulation et de trouver ce fameux « blue hole ». En ce samedi 16 aout, François (mon ami de France) et moi-même, accompagnés de 3 autres personnes, nous rejoignons à la compagnie de location de voiture.

 

Nous prenons la route à 9h du matin pour rejoindre Cape Tribulation, situé à environs 230km de Cairns. Hugo a répondu à une annonce que j’avais postée sur facebook pour partager les frais de location, quant à Serge et Sébastien, François les a rencontrés au hasard en ville. Je vais donc devoir supporter quatre mecs pendant 2 jours. En tout cas, je les ai mis au pli direct, je suis la pilote du weekend, donc le premier qui me prend la tête, je l’éjecte. Après un rapide arrêt pour faire des courses puis la traversée de la rivière en ferry, nous arrivons sur les coups de 11h30 pour notre premier arrêt : Dubuji walk. Un petit sentier d’un kilomètre à travers la forêt. François et Serge préfèrent se poser à une table en nous attendant. Sébastien, lui, est venu à Cape Tribulation la semaine passée avec un guide et il nous ressort toutes les choses intéressantes à savoir. Ainsi, il nous montre les plantes qu’il ne faut surtout pas approcher à cause de leurs épines. Une piqure peut provoquer une grande douleur, plusieurs piqures peuvent entrainer la mort… La petite pousse comporte peut de crochets mais est très résistante, comme un hameçon accroché dans un poisson. Nous continuons l’expédition et découvrons quelques araignées. Nous rejoignons finalement François et Serge pour se faire un petit pic-nic. Après avoir rechargé les batteries, nous reprenons le volant pour cette fois partir à la recherche du « blue hole ». Voilà maintenant quelques semaines, que je traque le moindre indice sur internet pour localiser l’endroit et je pense être sur la bonne piste. Je m’engage alors sur une route non goudronnée qui mène à des hôtels de luxe reculés. Arrivés à la fin du chemin, nous demandons à une famille de touristes. Ils se trouvent être français. Ils n’ont jamais entendu parler du « blue hole » mais une joggeuse qui passait par-là, s’arrête et me dit que nous sommes allés trop loin. « Il faut que vous fassiez demi-tour, il y a un petit chemin avec une barrière et un signe « no entry » mais vous continuez à pied ». Ca alors ! Alors que l’année dernière, Mathilde et moi nous étions fait rejeter pour avoir osé prononcer le mot « blue hole » comme s’il s’agissait d’un secret d’Etat, voilà qu’aujourd’hui c’est une locale qui vient d’elle-même à mon secours. Je suis heureuse ! Je vais enfin pouvoir y accéder. Bon, les quelques nuages présents risquent de couper un peu la lumière qui donne à cette source son éclat bleu turquoise sur les photos que j’ai pu voir, mais tant pis. Une vingtaine de minutes plus tard, je m’extasie enfin devant le « blue hole ». Je pense avant tout à Mathilde, et rigole en repensant à notre mission pour le trouver. Une petite photo pour elle s’impose. Hugo et Sébastien sont assez contents de l’endroit et Seb en profite même pour jouer à tarzan avec une liane. A mon tour, je ne me prive pas de faire une rapide baignade, car l’eau est quand même fraiche. Nous rejoignons ensuite Serge et François qui ont préféré nous attendre patiemment à la voiture. Leur truc à eux, c’est plus l’apéro et se poser tranquille pour discuter. Avant de finir la journée, nous faisons un dernier arrêt à Cooper creek, un espace privé pour les groupes où Seb est allé et où l’on peut voir des petites tortues de rivière. En effet, l’endroit est très charmant et à peine nous avons lancé quelques miettes de pain, que 4 tortues pointent le bout de leur nez. Serge se moque de nous car nous prenons des photos, mais nous sommes ravis de voir ces petits bêtes. Serge a 60 ans et vit en Australie depuis une quarantaine d’années. Il travaillait, entre autres, sur des bateaux de luxe autour du monde, en tant que chef. Bref, il a déjà pas mal vu de belles choses dans sa vie, donc des tortues de rivières, il s’en fout ! La journée touchant à sa fin, nous rejoignons notre auberge pour ce soir. Après un petit tour à la plage, nous nous retrouvons tous autour d’un délicieux repas que Serge a préparé. Alors que les garçons vont boire un coup au bar, je préfère rejoindre mon lit de bonne heure. Demain une grosse journée nous attend.

Episode 16 : Mission "blue hole"
Rex lookout

Rex lookout

Sur la route...

Sur la route...

Episode 16 : Mission "blue hole"
Alexandra range lookoutAlexandra range lookout

Alexandra range lookout

Dubuji boardwalkDubuji boardwalkDubuji boardwalk
Dubuji boardwalkDubuji boardwalkDubuji boardwalk

Dubuji boardwalk

Episode 16 : Mission "blue hole"
The amazing "blue hole"The amazing "blue hole"The amazing "blue hole"
The amazing "blue hole"The amazing "blue hole"

The amazing "blue hole"

Episode 16 : Mission "blue hole"
Cooper creek

Cooper creek

Les tortues de Cooper creek
Les tortues de Cooper creek
Les tortues de Cooper creek
Les tortues de Cooper creek

Les tortues de Cooper creek

Fin de journée

Fin de journée

Après une bonne nuit de sommeil, je me lève d’attaque pour entreprendre la randonnée de plusieurs heures sur le Mont Sorrow. Près de 700m d’altitude, 6 à 7h de marche selon le panneau d’affichage, la moitié selon mon expérience. Serge et François ont préféré rester au backpack, pour passer une matinée relax. Je pars donc avec Hugo et Sébastien à travers la forêt. Très vite, le sentier commence à grimper. Les rayons du soleil ne passent à guère à travers la forêt dense. Bien entendu, les plantes vénéneuses rythment notre avancée et vaut mieux pas s’y frotter de trop près. Nous sommes obligés de nous aider des branches et des lianes par moment car ca monte bien trop. Il y a même une corde installé pour grimper une section très glissante. Nous atteignons à présent le dernier kilomètre qui nous sépare du sommet. Le brouillard et la forte humidité qui règne au sein de la forêt nous fait penser à un décor de film, genre « Jurassic Park ». « Aaaah ! Quelque chose vient de me piquer ! ». Je regarde ma cheville et j’ai la bonne surprise d’y voir une petite sangsue accrochée. Je l’arrache aussitôt ! Du coup, je regarde mes jambes sans arrêt, dès que je dois traverser un buisson. Je sens aussitôt quand une sangsue est sur moi, et je les enlève avant même qu’elles ne s’accrochent, mais je deviens complètement folle. Finalement après un peu moins de 2h de marche, Seb et moi arrivons au sommet ! « Youhou ! We di dit ! » J’ai bien failli y perdre un poumon mais je peux enfin souffler. La vue est pas mal mais c’est un peu nuageux. Heureusement, le vent pousse rapidement ces quelques cumulus. Après 20 minutes, Hugo nous rejoint enfin, ainsi que d’autres touristes. Je vois que la fille a également quelques sangsues à ses chevilles. Elle m’explique alors qu’il faut les enlever avec un briquet ou du sel plutôt que de les arracher et risquer une infection… « Hein ?! Mais j’en ai déjà arraché 3 ! J’espère que ca craint pas… » Elle et son copain essayent donc de me rassurer que ca craint pas vraiment si elles n’ont pas eu le temps de s’accrocher longtemps, mais je commence à devenir parano et imaginer l’amputation. Après avoir récupéré, nous devons songer à redescendre même si la motivation n’est pas vraiment là. Mais pas le choix, la tyrolienne pour redescendre n’a pas encore été inventée. La descente est plus facile, aucune sangsues à arracher cette fois. Nous descendons en rappel la section avec la corde. Nous sommes obligés de nous rattraper aux arbres et lianes pour éviter de glisser. A force de devenir se retenir, je commence à avoir les jambes qui tremblent de fatigue. Je ne suis pourtant pas d’une « petite nature » mais cette randonnée est assez éprouvante et j’ai hâte d’en finir. « Tiens, je reconnais le sentier, nous arrivons bientôt ! » Mais alors que je me réjouis déjà de pouvoir souffler, que je glisse et mon bras s’accroche dans une liane. « Aaaaah ! » La liane en question ? Celle avec les crochets que Seb nous a montré hier, celle qui soi-disant est vénéneuse. J’ai l’impression de m’être fait hameçonner, mon bras retenu en arrière. J’arrive à me défaire de la liane, la douleur ne dure pas vraiment. C’était juste sur le coup mais le stress monte. Que dois-je faire ? J’ai 2 trous dans ma peau, comme deux crochets de serpents, et un liquide blanc, sans doute le poison retenu dans les crochets. Je suçote donc puis crache. Seb qui est revenu en courant après m’avoir entendu crier me rassure et me dit qu’une petite piqure ne craint pas. Il faudrait plusieurs de ces crochets pour me rendre malade voire morte. De toute façon, je n’ai pas trop le choix, il faut bien que je continue et que je retrouve la civilisation. Mon bras et mon t-shirt en sang (bon peut-être que j’en rajoute un peu, ce n’était pas non plus la grande hémorragie) je finis cette randonnée dont je me souviendrai toute ma vie. Il est bientôt 13h et avant de rejoindre la backpack où un bon repas préparé par Serge nous attend, nous allons à Kulki pour une petite photo de la plage. Je pense qu’on va s’arrêter là pour aujourd’hui, j’ai fait assez de marche pour les 3 prochains mois. Après une douche plus que revigorante, nous nous installons autour de la table. Au menu : salade niçois, poulet à l’ail accompagné de ses patates et salade de fruits banane, papaye et fruit de la passion. Un vrai régal ! Après ce festin, nous lézardons autour de la piscine. Un peu de repos avant de reprendre la route pour rentrer à Cairns. 

La rando de la mort à travers la jungleLa rando de la mort à travers la jungle
La rando de la mort à travers la jungleLa rando de la mort à travers la jungleLa rando de la mort à travers la jungle

La rando de la mort à travers la jungle

La vue à l'arrivéeLa vue à l'arrivéeLa vue à l'arrivée
La vue à l'arrivée

La vue à l'arrivée

Et en plus, j'ai même pas transpiré...

Et en plus, j'ai même pas transpiré...

Kulki lookout
Kulki lookout

Kulki lookout

 

Voilà un beau week-end passé à Cape Tribulation et surtout un succès pour ma mission personnelle « find the Blue Hole ». Je peux enfin quitter l’Australie sereine. Rendez-vous bientôt pour une nouvelle excursion !

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